Auswitch & Birkenau - Julie

Auswitch & Birkenau

J’ai longtemps hésité avant de poster cet article. Depuis que je suis retombée sur ses photos, j’y songe. J’ai pesé le pour et le contre. Était-ce juste de poster 5 ans après. C’est peu pour l’histoire et tellement pour une vie…

En BEPA, j’ai eu la chance de partir 2 semaines en Pologne avec le lycée. L’Ermitage, lycée privé sous contrat, j’y ai passé 4 ans. Les meilleures années de ma vie.

A savoir :
La Pologne était en deuil car un accident d’avion avait décimé des membres du gouvernement – c’était en avril 2010.

Nous avons passé du temps dans les villes de Cracovie & Zakopane [dans les montagnes]. Mais la veille de partir dans les montagnes polonaises, nous avons visité Auswitch & Birkenau. Ce sont des souvenirs gravés à jamais. Malgré le temps passé, je me rappelle de tout. Je dois vous avouer quelques choses, j’étais assez réticente car j’avais peur de ce que j’allais découvrir. Peur des réactions. Les professeurs nous ont présenté cela comme un devoir de mémoire.

Aller à Auswitch & Birkenau

Les professeurs avaient opté pour une visite guidée – ils s’étaient rendus sur place plusieurs fois et avaient fini par décidé cette option. Nous étions seuls avec une guide.

Nous partons tôt de Cracovie. Levés 7h, départ en bus 8h. Arrivé vers 10h nous avons immédiatement retrouvé notre guide. Avant d’entré sur les lieux, je me souviens qu’elle s’est présentée et puis elle nous a expliqué ce que nous allions voir. Elle nous a rappelé l’histoire et indiqué que nous allions pénétrer dans un lieu de mémoire.

La visite est conçue de telle manière que les visiteurs arrivent comme les déportés avant eux. La première chose que l’on voit est le portail sur lequel trône la phrase très connue : “Arbeit macht frei” qui signifie “Le travail rend libre !”.

Portail d'entrée

Comme eux nous avions alors franchis le portail. Comme eux nous avons parcouru les allées et dépassé quelques blocs.

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Auswitch

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Je dois avouer que la visite paraît surréaliste sur le moment.
On sait. On connait l’histoire. Oui mais voilà il fait beau, j’ai visité – avec mes camarades et professeurs – au printemps époque où les oiseaux chantent, les fleurs éclosent…
A première vue, il ne reste rien de l’horreur. Ce n’est qu’en y regardant de plus près que nous remarquons les traces encore visibles de balles.

La guide nous a expliqué qu’Auschwitz était au départ une caserne militaire polonaise et nous a dit que c’était ce qui avait motivé, en partie, le choix des nazis pour la transformer en camp de concentration.

La guide a le visage fermé. Son discours est sobre et efficace. Chaque baraquement présente un aspect de la vie du camp ou l’histoire d’une population précise – femmes et enfants, hommes, handicapés. On en visite que quelques-uns. Ce que l’on voit, ce que l’on ressent à l’intérieur est terrible. On prend conscience des choses. Ce sont des immenses tas de cheveux, de prothèses, d’habits, de valises… derrière des vitrines. Ce sont des vitrines peuplées d’atroces vestiges. Ici les photos sont interdites. Se sont des bouts de vies traumatisées, des bouts d’humanité envolés.

Nous prenons le temps d’écouter, d’entendre et d’essayer de comprendre. Comprendre l’horreur. Comprendre la peur. Comprendre l’incompréhensible.

Auswitch

Auswitch

Auswitch

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A la suite de cela, les visages semblent hébétés. Je m’en souviens comme si c’était hier.

La guide nous conduit au mur d’exécution et à la potence – l’endroit où bien des déportés ont été torturé.

Auswitch

Tout semble calme presque paisible. Cette pensée est affreuse au vu de l’histoire. Vient alors le moment douloureux de la visite des chambres à gaz. C’est terrible. La guide nous demande de ne pas prendre de photos à l’intérieur. Par pudeur. Par respect.

Auswitch

Auswitch

Auswitch

Auswitch

Auswitch

Auswitch

La visite d’Auswitch comprend également celle de Birkenau.

Birkenau était un camps d’extermination. Ni plus ni moins. Contrairement à Auswitch qui était un camp de concentration. Pas la même fonction mais la même issue avec la mort au bout.

Birkenau

En pénétrant dans ce second camp, nous avons marché sur les rails de la trop célèbre voie ferrée.

Puis nous nous sommes avancé vers les quelques baraquement restés intacts – peu nombreux, les nazis en s’échappant ont mis le feu aux traces.  A l’intérieur, j’ai découvert avec effroi ce qui servait de salle de bain et ce qui servait de dortoirs.

Birkenau

Birkenau

Le récit du vécu des détenus dans ces baraquements sont affreux. Mon estomac était tout retourné, j’ai écouté au mieux la guide. Le plus dur était surement pour elle. Elle nous a raconté que ces ancêtres avaient survécu en ces lieux. Car c’est bien cela : de la survie.

C’était émouvant. Je vous laisse avec les photographies que j’ai prise autrefois – en 2010. Les images veulent tout dire. Les mots ne sont pas assez forts pour décrire l’horreur.

Birkenau

Birkenau

Birkenau

Birkenau

Birkenau

Birkenau

Birkenau

Birkenau Plaque commémorative

Nous avons un devoir de mémoire.
N’oublions jamais.

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Julie – Mademoiselle est jolie

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