Mes animaux de compagnie et moi

Hier matin – on était le 15/09/2015 – mon chien est décédé, depuis il me manque. Je me retourne parfois, le cherche, il ne reviendra pas, il est mort.

Pour lui rendre hommage, à ma manière, j’ai décidé ce matin d’écrire un post. Sans filtre.

Comme souvent quand j’écris et publies dans la foulée, cet article va, il me semble, être un joyeux bordel. Quoique joyeux, vu ma tête, n’est pas le terme approprié. Je pleure mon chien, Simba de 14 ans, 1 mois et 6 jours.

J’ai toujours eu un animal de compagnie. Aussi loin que je me souvienne.

D’abord Génie – un épagneul Breton – une chienne d’une patience inouïe, quand je suis née mes parents l’avaient depuis peu. J’ai grandi auprès d’elle, j’ai appris à marcher à me tenant à elle. Elle en a perdu des poils – que je lui arrachais. Elle en a fini des goûters, que je ne voulais plus. Et puis elle est morte. J’étais petite, mes parents pour ne pas que je pleure ont inventer une histoire à dormir debout.

Ensuite mon père a décidé de m’acheter Simba, de l’adopter en fait. Cet épagneul Breton un peu fou-fou que je prenais pour une peluche et qui du coup n’écoutait rien. Un petit roi. Simba parce que j’étais un fan inconditionnelle du roi Lion. Il m’a vu grandir. Je me suis confiée à lui un nombre incalculable de fois. Il m’a fait pleurer – de rire parfois, ou de tristesse parce que monsieur était fugueur. Sa présence à mes côtés me semble être une évidence. C’était une extension de moi, il faisait partie de mon âme, de mon cœur.

Entre temps j’ai eu un cochon d’Inde – Quentin – il est mort de vieillesse ou de peur.

En effet, il a connu ma chatte – un chat femelle – petit coquin je t’ai vu, tu as cru que je parlait d’autre chose ! Isis est arrivée dans ma vie par hasard. Une collègue à mon papa l’a ramené. Bref… Isis se mettait sur la cage de Quentin et essayait d’ouvrir – pour le croquer ou jouer avec. Le pauvre. Il a du avoir une trouille bleue.

Pate isis

Isis

Isis portrait

Simba a eu la chance de profiter pendant 13 ans d’un terrain immense où gambader. Isis quelques années. Et puis, en août 2014, on a déménagé. Mes parents avaient divorcé, on a vendu la maison et avec ma maman on a atterri dans un appartement. Les animaux ont été déboussolés. Ça m’a fait mal au cœur de les voir comme ça. Isis ne peut sortir que sur le balcon, quant à Simba il devait attendre d’être promené.

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Simba

Simba dort

Sa vieillesse a fait que sa santé s’est dégradé progressivement. Des problèmes de train arrière d’abord, puis de respiration et ensuite des spasmes.

Je m’étais promise de ne pas le laisser souffrir, d’être toujours là. De faire ce qu’il fallait si ça n’allait pas.

Hier matin, je devais le sortir à 8 heures comme tous les matins. Seulement arrivés dans l’entrée de l’appartement, il ne pouvait plus contrôler ses pâtes. Il s’est fait dessus. Je me souviendrais toujours de son regard. Il avait peur, semblait me demander de l’aide. Je l’ai sorti. Au début, ça semblait allé. Cependant, je voyais à son regard que quelque chose c’était rompu en lui. Il n’était plus le chien que je connaissais. Au milieu de la promenade, il s’est mis à ne plus pouvoir respirer. Le cou tendu en avant il cherchait son air. Je suis rentrée avec lui en faisant des tas de pauses. J’ai appelé ma mère qui était à son travail. Elle m’a dit de contacter mon père à la retraite. Impossible de le joindre, j’ai essayé partout, chez lui, sur son portable et même à son travail. Et puis à force de persister… Je l’ai eu. Je lui ai dit de venir. Simba n’allait pas bien. Il fallait l’amener d’urgence chez le vétérinaire. Pendant tout ce temps je n’ai cessé de rassurer comme je pouvais mon chien. En le caressant, en lui parlant… J’étais stressée, en pleures et je m’en voulait de ne pas avoir su qu’il allait mal avant qu’il souffre. Ce que je craignais le plus au monde était arrivé : Simba souffrait ! Mon père est arrivé en Scouter du travail – il est à la retraite mais à besoin d’un complément d’activité et travaille donc de temps en temps chez son ancien employeur. On a prit la voiture. On a amené le chien chez le vétérinaire. Je voulais être forte pour lui. Etre là. Arrivés chez le véto, j’ai expliqué à l’assistante l’objet de notre visite. Elle m’a demandé de le peser, j’ai eu envie de l’étrangler : ne voyait-elle pas que le chien n’allait pas bien ? Elle a fini par le faire elle-même. Très vite le vétérinaire nous a pris en consultation. J’ai dû réexpliquer TOUT. Le vétérinaire à commencé à parler de radio… Mais Simba a vomi. Alors le vétérinaire m’a expliqué qu’il risquait de mourir d’un instant à l’autre. Toujours en larme, je lui ai dit d’apaiser ses souffrances RAPIDEMENT. Il lui a posé un cathéter, est revenu avec le chien. J’avoue que sur le coup, je me suis énervée. Visiblement le chien continuait de souffrir et le vétérinaire me le ramenait ? Il n’était pas sérieux ? Je crois que je l’ai engueulé en lui disant de l’endormir puis de le piquer sans tarder afin d’abréger ses douleurs et ses peurs. Il ne m’a pas demandé si je voulais rester avec mon chien jusqu’au bout. Je pense que je lui ai fait peur. Et clairement, je voulais JUSTE qu’il ne souffre plus. Alors bien sûr prendre la décision de l’achever – il s’agit de ça – est cruelle mais ça m’a semblé la chose à faire pour qu’il ne souffre plus.

Je ne travaillais pas hier : heureusement !

Simba avait probablement une tumeur. Il a probablement compris que c’était fini. Il a sans aucun doute désiré ne plus souffrir. Je l’ai vu dans ses yeux. La peur, la souffrance et de l’amour. Peut-être se sentait-il désarmé, peut-être voulait-il me consoler, peut-être…

Eh oui ! Mon chien m’aimait. Je le sais, je le sentais. J’étais sa maîtresse, il ne voyait que par moi. Il me suivait partout, il était content de me voir, triste quand je n’étais pas là. Quand il avait peur la nuit, il venait dans ma chambre. Quand il avait des spasmes, il cherchait mes caresses. Quand je n’allait pas bien, il venait se frotter à moi. Comme pour me réconforter.

Je vais tenter de me souvenir de son brin de folie, son zeste de tendresse. Malgré les années, il avait gardé sa jeunesse – son dynamisme et sa fougue. Je vais essayer de me rappeler des bons moments. Il était drôle, émouvant mon chien. C’était le meilleur chien. Il me correspondait, me faisait parfois penser aux animaux dans la boussole d’or. On était lié.

Aujourd’hui et depuis hier, Isis cherche Simba. Nous n’avons pas eu le temps de jeter sa panière alors elle va sentir son odeur. Elle regarde dehors, elle semble attendre son retour. Ça me déchire de l’intérieur.

Quant à moi, je ne cesse de penser à son regard. Je ne cesse de me demander si j’ai pris LA bonne décision. Si j’ai agi comme il fallait. Son regard me hante, me bouleverse, me remue. Je ferme les yeux et je le revois dans cette entrée. Je revois tout comme si je revivais ce moment à chaque battement de cœur, à chaque battement de paupière.

Je tiens à vous dire qu’avoir un animal est un engagement moral, financier et physique. Réfléchissez avant d’en adopter un. Pensez que vous devrez être présent, pouvoir le sortir si c’est un chien, le faire jouer… C’est un être sensible. Vous devez vous posez des questions. L’adoption d’un animal doit être mûrement réfléchie. Il faut lui acheter des aliments adaptés, le faire vacciné et soigné, prendre les décisions qui s’imposent même si c’est dur ! Ce n’est pas de la cruauté. C’est parfois une nécessité médicale. Ça l’était pour Simba.

La perte d’un animal est triste, celle de Simba traumatisante. Je le pleure. Je n’avais jamais autant pleuré. 
RIP Simba. Je t’aimais, je t’aime et je t’aimerais…

Bisous acidulés,

Julie – Mademoiselle est jolie

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